Les Ex de pn’s Weblog

La répudiation existe

août 3, 2008 · 3 commentaires

Oui, se sentir comprise permet d’avancer. Moins de réactivité face à la non communication, à la fuite de nos Pn sur leurs agissements tellement destructeurs.

On ne change pas l’autre, on le sait. On se change
soi. Mais quelle injustice de devoir se changer alors que l’autre a créé la situation de conflit. On a l’impression qu’en plus des frustrations, des mensonges, des souffrances, des rejets que l’on a subis on doive se couper de ce que l’on est. Et ça dans les thérapies, on a du mal a l’exprimer aux psy, De même on a du mal à expliquer l’incompréhensible : cette dépersonnalisation à laquelle nous amènent nos PN alors que nous ne sommes pas des gens faibles, bien au contraire.

Mais le manque de communication de nos PN nous a amené dans un cercle vicieux destructeur de nous-mêmes. Plus ils agissent de façon perverse, plus on souhaite des explications, plus ils se referment et rejettent. Ceci est d’autant plus déstabilisant qu’ils se montre très séducteurs et accueillants vis à vis des autres fasciné par leur personnalité très relationnelle. On apparait alors comme “le vilain canard noir, le caliméro frustré”.

Mon PN me dit sans cesse qu’il ne veut pas qu’on parle du passé et de lui. Mais c’est justement sur ces points là qu’on est en manque de communication. Nous, on veut comprendre, on veut justement régler ce passé définitivement pour avancer et s’entendre dire qu’on est pas seul responsable. Mais il n’est jamais possible d’avoir des explications, jamais un pardon, tout est rejet permanent dans l’attitude du PN.
Alors on s’enferme en soi, presque honteux de devoir subir et on fuit les autres qui ne comprennent pas pourquoi on ne réagit pas. Mais comment leur faire comprendre que l’entreprise de dépersonnalisation est faite de privations au quotidien, qui seules ne sont pas importantes mais qui cumulées sont meurtrières de notre liberté et entrainent chez nous un moi blessé.

J’ai longtemps cherché à obtenir des explications de mon PN, quelle erreur, j’ai perdu mon temps, j’ai perdu ma dignité m’abaissant face à un être dominant, je me suis perdue.

Alors aujourd’hui grâce à vous, mes amies de partage de la même souffrance, je revis. J’éprouve un calme qui commence à m’envahir, douce sensation de re-vie.
On parle de soi, de nous, on s’écoute, on est écoutée et ça comme le dit Miki, ça vaut toutes les thérapies.
D’ailleurs depuis, les relations avec mon PN prennent un nouveau cap. C’est lui qui semble frustré de ma sérénité retrouvée et de ma volonté d’avancer.

Le plus difficile dans la vie c’est de rencontrer les personnes qui nous correspondent. Alors quel bonheur de vous avoir rencontré vous qui, aujourd’hui remplissez ma vie de nouveaux bonheurs, moi qui avais oublié tout simplement d’être ce que je suis à force d’être “répudiée”.

Car oui, la répudiation existe dans notre société et ceux qui la pratiquent, le font dans le plus grand secret de la cellule familiale et sont adulés par une société qui aime la séduction et l’apparence.
Que nous soyons homme, femme nous les victimes, nous ne sommes pas identifiables, car sur nos têtes pas de signe distinctif si ce n’est des yeux emplis de tristesse et secs à force de pleurer seuls cachés car aujourd’hui on n’aime que les “gagnants”.
Alors, oui, nos témoignages permettent de mettre à jour cette exclusion que nous subissons au quotidien et qui nous fait mourir dans la plus grande indifférence.
Alors oui le soutien de MIKI est utile…
Merci à toutes pour cette rencontre re-constructrice et re-créatrice de nos vies, de nous-mêmes.

Catégories : Passy
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Comme tu as l’air triste

août 3, 2008 · 9 commentaires

Ce n’est pas que je sois triste.

Je sors – tout comme vous – d’une histoire qui fait mal, d’un combat de coqs inutile et de la mise à mort non pas du plus faible bizarrement mais bel et bien du plus fort.

On se construit tout seul, on se forge un caractère, on a un tempérament nourri chaque jour par les bons et les mauvais moments, on accède ou on n’accède pas à ses propres envies, ses propres projets,  on devient quelqu’un … de printemps en printemps.

On porte un nom à la naissance, celui de notre géniteur, un nom qui devient nôtre au fil du temps, par notre personnalité, par notre façon d’être, par ce que l’on a été capable de faire, parce qu’on a pas réussi, par les victoires, les échecs, les joies et les peines.

Je suis devenu quelqu’un, à la force du poignet ou à la sueur de mon front, peu importe l’expression. Professionnellement, j’ai gravi les échelons avec des mots aussi méritants que volonté, courage, curiosité, humulité, etc…

Personnellement, je n’ai jamais flanché même dans les moments les plus durs et au bout du compte je suis vraiment devenue Kyty … avec mes défauts et mes qualités.

Puis un jour, vous êtes dépouillé. Pas par un individu malveillant croisé par hasard, au coin d’une rue, qui vous vole un bien, votre portefeuille…. non…  par un homme qui vous fait croire qu’il vous aime … Vous y croyez et vous comme à l’accoutumée – VOUS VOUS INVESTISSEZ!

18 mois plus tard, vous n’êtes plus celle que vous étiez ! celle qui s’est construite d’année en année, celle qui s’est forgée. Parce que vous avez été dépossédée de tout. Et il faut tout recommencer. Réapprendre à se connaître, réapprendre à vivre seule, réapprendre à dire non, réapprendre à sourire, réapprendre à se nourrir…

Je ne suis plus moi, et c’est précisément cela qui me rend triste. Serai-je à nouveau moi un jour. Serai-je une autre, qu’est-ce qui est définitivement détruit en moi. Toutes ces questions pour une vie largement consummée, justement … Combien de temps encore pour se retrouver … pour trouver … le bonheur … avant le dernier souffle ?

Je ne veux pas être morbide, mon tempérament est tout autre.

Catégories : Kyty
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