Ce billet n’arrive pas par hasard mais parce que, à la lecture d’un mail, je me suis retrouvée en lisant des mots, des échanges et surtout, une situation.
Avoir été aux prises d’un pervers nous a conditionnées dans des fonctionnement épouvantables.
A force de vivre ou faire semblant de vivre, on ne voit même plus à quel point nous nous comportons en fonction de l’autre et plus en fonction de nous même.
Ce processus est normal puisque c’est le but du pervers : nous rendre complétement esclaves de lui, à tous les sens du terme.
Il y a plusieurs stades de prise de conscience, ou plusieurs façons de se rendre compte de cette dépendance.
Pas facile dans un quotidien hyper lourd en émotions.
Il arrive un moment où la colère que l’on a contre lui est telle qu’on finit par se “venger” comme on peut.
Se dire qu’on ne sera plus son esclave commence, si on est encore avec lui, par ne plus s’occuper de lui. Par ne plus dépendre de ses bons vouloir. Par faire en sorte qu’il ne puisse plus compter sur nous à quelque niveau que ce soit.
Pour ma part, j’avais commencé par fermer la porte à clef le soir. Pour bien lui montrer que je ne l’attendais plus. Ensuite, le repas fini, tout était rangé et il ne lui restait rien à manger. Et puis, son linge, il a fini par s’en occuper.
A partir du moment où on ne lui fait plus part de nos états d’âme, c’est gagné aussi.
Assurer un minimum d’échanges et fonctionner comme lui : ne pas répondre aux questions, les évincer, les contourner, jouer à l’idiote…
Il n’a plus la toute puissance, il est obligé de jeter l’éponge. Il y mettra du temps, mais le résultat est garanti !