Mes amis, en tout cas Kyty, me hurlent de stopper mes fouilles.
parce qu’elle a peur pour moi que je ne m’imbibe ainsi des histoires des autres et que ça ne me fasse plus de mal encore.
Seulement voilà, je suis quelqu’un qui va toujours au fond des choses. Tant que je ne suis pas sûre d’avoir fait le tour du sujet, je continue.
Mieux connaitre le problème, c’est mieux le maitriser.
C’est aussi une façon de pouvoir construire les meilleures défenses possibles pour contrer le PN.
Je ne suis pas masochiste. Je suis loin de l’être.
J’ai atteint, en quelques mois, un confort moral que j’espérais depuis si longtemps.
J’ai retrouvé mon équilibre de vie, celui vers lequel je tends depuis si longtemps.
Aujourd’hui, je continue le combat pour mon fils.
Je dois tout mettre en oeuvre pour que jamais il ne devienne ce monstre qu’est son père.
J’aborde sereinement tout ça. Calmement. Sans émotions. Les émotions, je les ai vidées ce week end, quand j’ai compris, quand j’ai découvert le danger du ricochet.
Je l’imaginais mais plus tard. Beaucoup plus tard.
Je lis des kms de témoignages, des blogs, des forums, des sites sur ce sujet.
Je ne l’aurais épuisé que lorsque mon fils sera à l’abri.
Ma reconstruction, elle est faite. Maintenant l’ordre du jour est différent. Plus forte, je pourrai mieux me battre.
5 réponses jusqu'à présent ↓
doris // décembre 13, 2008 à 4:15
C’est normal Ella de vouloir épuiser ce sujet! Arrive le jour où il vous ennuiera profondément et là, vous continuerez quand même à vous pencher sur les cas des autres, non par masoschisme mais pour venir en aide à tous ceux qui ont besoin de vos conseils, besoin de vos expériences, besoin aussi d’entendre parler de dénouements heureux …. Et nous, qui sommes restés nous mêmes avec nos personnalités généreuses et altruistes, nous avons besoin de donner cette aide aux autres. Alors, dans ce monde d’indifférence et d’égoismes, nous donnons un peu d’humanité et ce ne sont pas les pervers qui ont réussi à changer cela ….
Hervé // janvier 14, 2009 à 4:35
Tout à fait d’accord avec Doris. Pour ma part, j’ai passé l’envie de penser à mon sort. Je ressens le besoin de ne plus penser à mon statut de victime puisque j’ai maintenant bein entamé ma phase de reconstruction. Je prends enfin plaisir à m’occuper de moi, à rencontrer d’autres personnes, et même des femmes sans craindre de me faire à nouveau engloutir par l’une d’entre elel. Bien sûr, lorsque je rencontre une personne, je ne me livre pas. J’essaie avant tout de voir si elle est PN (puisque les PN ne sont pas si rares que cela …).
Ella, peut-être arrivera-t-il bientôt un moment où vous aurez envie de vous éloigner de votre blog, tout simplement pour penser à autre chose. C’est mon cas … Cela fait bcp de bien lorsqu’on arrive à couper, à sortir, à discuter, à sourire, à jouer … et peut-être un jour à aimer à nouveau.
Quant à aider d’autres victimes, c’est aussi mon cas. J’essaie de me protéger, de ne pas m’investir à fond dans cetet aide très consommatrice en énergie et en temps … mais d’un autre côté, je ne peux m’empêcher de répondre à ceux et celles qui me contactent.
Tout cela est normal. Il faut juste prendre le temps d’avancer tout doucement, en essayant à mon avis de ne pas trop regarder derrière soi au risque de reculer au lieu d’avancer.
Bon courage à vous,
Hervé
lesexdepn // janvier 23, 2009 à 9:45
C’est drôle, moi , je ne me pose pas la question, je sais que mes antennes vont sortir très vite si j’ai le moindre doute.
Mais pas à priori…
Peut être ai je tort, peut être pas.
Il est vrai aussi que je suis si bien seule que je ne “m’ouvre” pas à de nouvelles rencontres.
Ca aide à ne pas se faire piéger sans doute.
Ella
Hervé // février 6, 2009 à 11:30
Lorsque je parlais de page à tourner, ce n’était surtout pas de votre ex que je parlais !!! Je pensais à votre fils. J epense qu’il est beaucoup plus dur de passer à autre chose, c’est à dire d’oublier son “statut” de victime, lorsque l’être qui nous est le plus cher continue à se faire détruire pas l’autre. C’est le cas de votre fils, non ?
lesexdepn // février 8, 2009 à 1:48
Hervé, c’est intéressant cette remarque que vous faites.
Je ne suis plus victime.
Mon fils l’est.
Ma position est bien différente aujourd’hui.
J’ai fait le tour du sujet. Au début, sans connaitre cette “pathologie”, ensuite, en en faisant le tour.
Je ne reste pas dans cette position là, je confirme par contre qu’il est impossible de zapper le personnage et ses perversions, au moins le temps où mon fils est en contact avec lui.
Mais je fais confiance au temps.