J’ai fait un constat plutôt intéressant :
Si on rencontre un PN alors qu’on est jeune, donc malléable, on risque fort d’y laisser 10,15, 20 ans de notre vie.
Tout simplement parce que lorsqu’on est jeune, on croit encore aux contes de fées qu’on a entendus petits, que l’on est encore innocent et que la vie ne nous a pas donné suffisamment de recul pour appréhender les choses “froidement”.
En revanche, si on rencontre un PN dans la moitié de notre vie, les choses se passent tout autrement.
Le travail de destruction est certes là mais il sera nettement moins efficace.
Nous réagirons plus vite, nous nous protégerons peut être plus vite aussi.
Nous nous poserons assez vite des questions sur son comportement, nous détecterons aussi plus rapidement les mensonges.
Si on ne connait rien de cette pathologie, il est évident que nous nous ferons avoir mais sur une moins longue durée.
J’ai fait le constat : des femmes de mon âge qui l’ont rencontré “tard”, ont vite eu des doutes.
Des jeunes femmes ont été tellement manipulées quand elles étaient le plus fragile, qu’elles ont accumulés des doutes à leur propre égard et non à l’égard de l’autre.
Elles sont d’autant plus ferrées !
J’ai fait un autre constat : mon ex n’arrive pas à tenir sur la longueur avec une autre femme.
Pour avoir discuté avec celle avec qui il est “parti”, c’est évident que même si, elle aussi parlait de lui en disant “Docteur Jekyll et Mister Hyde”, même si elle disait comme moi qu’elle avait été envoûtée puis vampirisée, il lui est vite apparu que ce comportement n’était pas très sain.
Elle a su prendre le recul nécessaire pour y réfléchir et mettre fin à tout ça.
Elle a fait des erreurs, comme nous toutes, en retournant le voir, notamment pour lui lâcher ses 4 vérités (inutilement, certes).
Il lui avait fait tout autant de promesses qu’à moi, il lui avait menti tout autant qu’à moi, il l’avait trompée tout autant que moi !
La seconde n’a pas tenu plus de 2 mois,
La troisième tout au plus 6 mois et l’a fichu dehors de chez elle alors qu’il y était installé depuis à peine 6 semaines,
La quatrième a juste tenu 1 mois,
les autres … je n’ai pas suivi !
Je voudrais souligner une chose qui m’est apparue aussi : lorsqu’on a passé juste quelques mois, quelques années avec un PN, on se sent moins atteintes évidemment que celles qui y ont laissé leurs plus belles années, voire pire : leurs enfants.
Il ne faut pas minimiser ce que nous avons vécu pour autant. Il faut juste rester vigileants, au mieux se demander pourquoi on a attiré ce type de personnage.
Je crois aussi qu’il faut savoir prendre du recul sur sa vie, se reconstruire soi même avant d’entamer tout autre relation qui ne pourrait être qu’une relation de guérison.
Je souligne que certaines d’entre nous se sont faites toutes petites face aux horreurs que nous avons lues dans d’autres témoignages arrivés ici, notamment ceux de Jade et de Doris.
Leur expérience est terrible et combien douloureuse ! j’en conviens largement et je me sens privilégiée de ne pas avoir perdu trop d’années de ma vie, d’avoir encore mon enfant avec moi.
Je pense néanmoins que tout témoignage est important, toute expérience.
Le bénéfice de nos passages dans la vie d’un PN est que , en racontant, on peut rendre un immense service à quiconque se retrouve dans une situation similaire.
4 réponses jusqu'à présent ↓
Hervé // janvier 14, 2009 à 4:27
Ella, votre article est juste de bon sens.
Pour ma part, j’ai entamé une nouvelle relation très vite après le départ de mon ex, PN et mère de mes deux enfants. A l’époque, je ne savais pas que mon ex était PN et que j’étais victime. Je n’avais donc pas fait ce travail nécessaire sur moi-même. … et je suis effectivement allé beaucoup trop vite. Ce nouvel amour a cassé quelques mois après le début de cette nouvelle histoire. Sur ce point, je vous rejoins donc : Il ne faut pas vouloir aller trop vite après une aussi difficile épreuve.
J’ai eu le courage de casser assez vite lorsque j’ai constaté que ça ne pourrait aller … alors que nous venions même d’emménager dans une nouvelle maison. Ma compagne s’est révélée sous un autre visage dès le déménagement. Ces 10 jours ont été un enfer. J’ai décidé d’arrêter après avoir réfléchi pendant 3 à 4 jours. J’ai eu le courage de me remettre en question malgré cette situation très difficile … Il y a encore un an, je n’aurais jamais eu le courage de prendre cette décision, puisque ma compagne serait obligée de chercher un nouvel appart alors qu’elle venait de quitter le sien. Bien sûr je n’étais pas fier, mais je n’avais pas le choix pour l’équilibre de mes enfants et pour mon propre équilibre … Je n’ai pas culpabilisé. Je n’avais tout simplement pas le choix. En ce sens, ces épreuves nous aident donc effectivement à faire face à de nouveaux échecs, et à savoir rompre lorsqu’il le faut vraiment, même si c’est difficile. Je n’aurais pas su le faire il y a un an …
Je dois par contre avouer que le fait de m’être retrouvé rapidement avec cette nouvelel compagne m’a beaucoup aidé à me reconstruire. Elle m’a soutenu dans mes épreuves, m’a aidé à ne pas sombrer à certains moments, à prendre des décisions importantes à d’autres moments. je me rends maintenant compte que si cette personne avait aussi été PN, j’aurais peut-être sombré à nouveau … J’ai eu la chance de rencontrer une personne “normale”, même si nous n’étions pas faits l’un pour l’autre. Je suis peut-être passé à côté d’une nouvelel catastrophe personnelle … mais j’ai finalement su l’entrevoir, l’arrêter avant qu’elle n’arrive … et même en tirer parti lorsque tout allait bien …
Ce que j’écris là peut paraître cynique … mais malheureusement, lorsqu’on a compris ce qu’est un PN et ce que l’on a perdu à vivre avec lui, il arrive un moment où l’on pense ENFIN à soi sans avoir honte … ce qui est finalement normal.
Bon courage à vous,
Hervé
http://enfantsdudivorce.wordpress.com/
lesexdepn // janvier 23, 2009 à 9:43
Hervé, je crois en effet qu’il faut s’occuper de soi et se reconstruire avant toute chose…
Nadjet // juin 25, 2009 à 8:54
Bonsoir, pouvez vous nous donner des conseils pour préserver nos enfants et nous même de ce cauchemar ?
lesexdepn // juin 26, 2009 à 7:54
Le meilleur conseil que je puisse vous donner est de faire suivre vos enfants par un pédopsychiatre ou un psychologue victimologue.
Mais tout dépend du contexte bien sûr.
Avez vous vos enfants avec vous ? Quel âge ont-ils ?