Les Ex de pn’s Weblog

Entrée de février 2009

5 minutes

février 8, 2009 · 2 commentaires

Ca dure 5 minutes à peine et ça ressemble pourtant à une véritable tempête.

Ce sont  les moments où le géniteur vient chercher mon fils (les mots sont pesés largement).

Première étape : samedi.
Il n’arrive jamais à l’heure. Il s’arrange pour avoir largement 1 h de retard. Surtout quand il a entendu la veille au téléphone qu’il fallait qu’il soit à l’heure.
Parce que la veille, il a fallu l’appeler.
Le petit pleurait qu’il ne voulait pas aller le voir.
Et puis, comme à chaque fois, en l’entendant, il est comme envoûté. Il change d’avis.
Pour pleurer une heure plus tard, torturé de ne plus savoir s’il a envie ou non de voir son “père”.

Bref,

Il arrive, je lui tends les médicaments.
Il regarde d’un air ahuri en demandant de quoi il s’agit.
Et comme je fais tout pour ne pas lui adresser la parole, c’est écrit en gros sur le paquet.

Pour se permettre de jouer les grands seigneurs, il a décrété qu’une partie de la pension serait versée par virement, l’autre par chèque.
Le chèque, il me le jette à terre.

Ensuite, il prend son air arrogant pour réclamer le siège auto. Parce que depuis 2 ans qu’il est parti, il n’a pas voulu en acheter un.
Un siège auto dans une voiture, ça fait “père”. Or, pour attraper les filles, c’est mieux “sans”.

Comme tous les samedis maintenant, le petit revient le soir.
Je l’avertis que j’ai prévu de sortir.
Il me répond : “Tu n’as qu’à lui expliquer.” Et me le ramène.

En oubliant les médicaments.

Dimanche matin.
Texto pour lui rappeler qu’il doit les ramener.
Pas de réponse.
Il s’en fout.

Le petit demande finalement à retourner chez son père. Il a des feutres plus gros là bas.

Description impossible de la voix qu’il a au téléphone. Il émerge lamentablement.
Dialogues superficiels avec le petit.
Rappel qu’il doit lui donner ses médicaments.
Soupir exaspéré à l’autre bout du fil. Sans réponse, bien sûr.

Arrivée plus que tardive.
Le petit me demande un truc qui ne le regarde pas.
Je lui réponds : “plus tard”.
L’autre rétorque d’un air mauvais : “pourquoi plus tard ? tout de suite !”

Réponse de la bergère : “de quoi tu te mèles ?”

Fin

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